13 juin 2022

Jarvin remporte son 9e titre au JJ’s

Seve Jarvin a remporté cette année son 9e titre JJ’s. Écoutez le podcast ci-dessous pour découvrir son parcours jusqu’aux championnats 2022.

De nos jours, quand on suit n’importe quel championnat national de sport, on se rend vite compte que tout est une question de détails, les athlètes cherchant à exploiter la moindre petite chose pour gagner le moindre avantage concurrentiel. Il n’est donc pas surprenant que concourir à ce niveau demande beaucoup de temps et de dévouement, sans parler de tout le reste, si l’on souhaite mener une campagne solide. Tout ne s’est toutefois pas déroulé sans encombre pour Seve Jarvin et son équipage à bord de l’Andoo, avec une blessure de dernière minute et un membre d’équipage dans l’incapacité de courir. Suite à un changement de dernière minute, Seve a été nommé skipper et l’équipe s’est soudainement retrouvée soumise à une pression supplémentaire non négligeable pour réussir.

Heureusement, avant même le début de la compétition, l’équipe avait déjà acquis une grande confiance en son équipement et en sa maîtrise du bateau. Seve se souvient d’une journée d’entraînement par des vents de plus de 40 nœuds, consacrée à des exercices sur des parcours courts – ce qui leur a donné une confiance énorme, notamment avant la 5e manche de la compétition. Seve explique qu’il ne pensait pas qu’ils allaient courir ce jour-là : les prévisions météo étaient tout autres et tout le monde s’accordait à dire qu’il n’y avait aucune chance de sortir en mer ce jour-là. À leur arrivée au club nautique, les rafales atteignaient 40 nœuds, puis le vent est tombé à environ 35 nœuds et les bateaux ont été mis à l’eau ! Le comité de course a installé une nouvelle bouée afin qu’ils n’aient pas à se rendre jusqu’à la bouée d’extrémité, en raison des inondations précédentes qui avaient provoqué une marée plus forte que d’habitude. Seve raconte :

« Je n’avais jamais navigué aussi vite sur ce skiff, avec cette marée-là. On avait discuté de notre stratégie pour le passage de la marque de fond et on pensait pouvoir réussir un empannage à deux voiles ; on savait donc qu’il fallait affaler le spinnaker tôt, pour qu’en cas de chute à l’eau, il ne se retrouve pas dans l’eau. On était prêts à faire un « granny tack » ; il s’agissait juste de maintenir le gréement à la verticale et d’assurer notre sécurité. On adore ce genre de manœuvres, c’était génial. Il faut savoir quand aller jusqu’au bout et quand lever le pied pour ne pas prendre de risques. »

Lorsqu’ils ont préparé le bateau à la fin de l’année dernière, les membres de l’équipe ont été émerveillés et très impressionnés par le souci du détail et la qualité des finitions de tous leurs nouveaux produits C-Tech.  N'ayant jamais utilisé de matériel C-Tech auparavant, ils ont pesé chaque élément : le mât lui-même était 3 à 4 kg plus léger. Ils ont également effectué des tests de rigidité sur tout l'équipement et ont été très impressionnés par sa légèreté, sa rigidité et la qualité des finitions ; tout était vraiment excellent. Le bateau a finalement dû être équipé de correcteurs pour respecter la limite de poids de la classe.

La régate comprenait également quelques manches par vent faible, ce qui a nécessité des réglages techniques allant au-delà d’un simple mode « survie ». L’équipe a toujours été plus à l’aise par vent fort, car elle est plus lourde, et les vents faibles constituent donc toujours un défi. Les voiles des skiffs semblent devenir de plus en plus grandes. Cela implique un besoin de soutien supplémentaire pour manier ces grandes voiles. Des extrémités plus rigides sont indispensables pour soutenir la grande voile carrée. C’est ce qu’a su apporter C-Tech.

‍